Credits:
Le texte du début en rouge foncé est extrait du quatrième de couverture du manuel de jeu de rôle Vampire: The Requiem.
Je l’ai traduit de l’anglais avant de me rendre compte qu’il y avait le texte français sur le net lol Alors j’ai corrigé quelques mots ou expressions mais principalement laissé ma traduction.
D’ailleurs, pour les amateurs du jeu :3
J’hésite entre faire de Neph un Ventrue ou un Daeva… Mais je penche quand même pour Daeva.
C’est un aristocrate qui aime son pouvoir et la hiérarchie (du moment qu’il est au sommet lol), mais c’est aussi un esthète attiré par la beauté, matérielle et physique :’/
Ventrue:
“Soyons clair. Vous accepterez mon offre tôt ou tard. Tard, ce sera beaucoup moins agréable pour vous.“
Daeva:
“Quelle idiotie que ces mots, ma chérie. Bien sûr que tu ne peux pas vivre sans moi.“
Il m’éclate ce jeu XD

Ce Requiem est tout ce qui nous reste entre la fin du cours vital de la première et le néant glacé de la seconde.


Puis tes yeux se sont furtivement levés vers les miens pour ne plus pouvoir s’en détourner. Saisi, ma proie. Mon envoûtement est irrésistible. Ton anxiété n’a pas eu le temps de devenir terreur. Ton pouls qui battait la chamade s’apaise – ce sang qui s’agitait juste sous ta peau comme pour m’aguicher. Tes pupilles se dilatent et ta sérénité n’est égalée que par ton besoin d’être près de moi.

Tout près de moi.

Ton esprit s’est engourdi et ton corps se plie docilement à ma volonté. Tu es loin d’être faible. Je ressens tes soubresauts de lucidité. Tu n’es pas faible mais je suis plus fort. Plus vieux. Plus sage. Moins humain.
Plus je me rapproche, plus ta chaleur et ton odeur affolent mes sens. La chaleur… de ton sang.

Je n’ai qu’à baisser les lèvres… pour recueillir… le nectar vermeil… et m’abreuver de ta vie. Tu n’en mourras pas. Pas ce soir. Ma soif est gourmandise ce soir. Te goûter, puis t’observer te languir des soirs durant pour l’étrange plaisir libérateur que t’apporte mon baiser. C’est mon jeu. N’es-tu pas chanceux? Tu vivras.
Tu vivras pour l’espoir de me retrouver et de ressentir à nouveau le froid de mes mains et de ma bouche.

Un frisson. Mes lèvres frôlent ta peau. Mes dents… bientôt… d’abord la douleur… Ta peur et ta passivité attisent mon désir.
Telle est ma nature.

J’inspire profondément. Le sang a une odeur. Moi je la perçois, même avant qu’il ne coule. Je perce ta peau. Ma morsure est plus douce que celle d’un loup, mais elle n’en reste pas moins brusque et éprouvante.
Tu réagis à nouveau, tes mains saisissent mes bras et un cri t’échappe. Tu veux te débattre, me repousser et t’extirper de mon étreinte…
Tu n’as pas le temps d’être surpris qu’un être à l’air si frêle puisse avoir tant de force.
J’aime ce moment.

Dès ma première gorgée une sensation encore plus intense masque ta douleur. Tu m’agrippes toujours mais cette fois pour que je ne m’éloigne pas. Tes yeux ne voient plus et ton esprit se vide. Tu ressens.
Je sais le plaisir qui te possède, une frénésie comme tu n’as jamais connue, un élan qui te transporte… mais déjà je relève la tête, satisfait, observant ton visage qui ne peut cacher aucune émotion, tes yeux voilés, ton souffle court que je sens sur ma joue.

Le goût de ta vie est encore agréable dans ma bouche, ma proie.
Je m’éclipse et te laisse confus et bientôt paniqué peut-être alors que tu retrouves l’usage de ta raison et la mobilité de ton corps.
Mais je ne suis pas loin, mon tendre. Je t’observe. Je souris. Prends patience.
Bientôt, bientôt mon tendre, je te rendrai à nouveau visite.”

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